A propos

Ce blog documente la démarche d’un membre de la société civile, observateur impliqué, habitant-chercheur, qui s’organise pour se réaliser en acteur social dans cette étape de sa trajectoire.

Comment j’en suis arrivé là ? En prêtant particulièrement attention à ce qu’Isabelle Stengers indique dans son livre Résister au désatre :

« Ce qui nous attend n’est pas un big flash, une fin du monde brutale et instantanée. Non, quoi qu’il arrive, ça va se déglinguer pendant des siècles. Alors ma question est : que peut-on fabriquer aujourd’hui qui puisse éventuellement être ressource pour ceux qui viennent ? » > Vidéo introduisant l’auteur et le livre

De là, et comme beaucoup d’autres personnes, j’aspire à prendre part à l’écriture du « jour d’après » par l’intensification d’une dynamique collective de fabrique de communs.

Et je choisis de voir la Recherche-Action-Participative comme l’un des vecteurs de cette intensification :

Les mouvements actuels de science ouverte, de recherche et d’innovation responsables, de recherches et sciences participatives ne sont autres que la volonté de réappropriation par la société des questions scientifiques et technologiques touchant à la nature, aux autres et à soi.

La recherche action participative parce que le jour d’après n’est pas écrit

Pour étayer ma démarche et renforcer ma capacité à agir efficacement dans la complexité des cadres sociaux établis, je choisis de m’appuyer sur la logique d’un parcours d’incubation d’un entrepreneur d’intérêt général et j’explore les futurs possibles du projet via 4 logiques de mission :

  • logique de recherche et développement et d’innovation : expérimenter, animer des réflexions, capitaliser/modéliser
  • logique de diffusion ou transmission : informer/communiquer, former, accompagner
  • logique de plaidoyer : sensibiliser/mobiliser, co-construire, influencer
  • logique d’action terrain : porter / gérer une solution individuelle ou collective, développer la/les solutions

Il est important de noter que je m’investis de façon bénévole, en mobilisant des ressources personnelles (temps, énergie, participation à des sociétariats, suivis de formations, outillage en services numériques,…) et sans intention que le potentiel futur développement du projet me soit personnellement source de profit.
En quelque sorte pour la « beauté du geste »…ce qui ne veut pas dire sans rien attendre en retour : éprouver le plaisir de m’engager durablement porté par la « bonne ambiance » des situations dans lesquelles je m’investis.

Comme, à mon sens, ces situations sont celles où une attention toute particulière est accordée à la ressource psycho-sociale comme stimulant des dynamiques collectives, je suis particulièrement attentif à prévenir les risques de ne pas gâcher cette ressource.
Et ce, que ce soit à l’échelle des collectifs informels, des organisations, des partenariats entre organisations qui composent les « jeux d’acteurs » des territoires.