Qu’est ce que « Les communs » ?

Développement Organisationnel

« Vous ne pouvez pas faire grandir une plante en lui tirant sur les feuilles ! Ce que vous pouvez faire est de mettre en place un écosystème qui sera favorable à sa croissance » Étienne Wenger

Comment passer d’un état organisationnel quasi inexistant à un état organisationnel dont la cohérence permettra de créer la dynamique mettant la future organisation en mouvement ?

Voici des repères inspirants pour rêver réaliste le futur écosystème Coop’Lab :

Formations

Détails à venir :

MOOC :

  • 2003 CNAM Développement web
  • 2007 DU3MI
  • 2001 Licence professionnelle : Management de l’information
  • 2012 MOOC ITYPA : Internet Tout Y est Pour Apprendre
  • 2017 Soyez acteurs du web!
  • 2018 MOOC Développement et territoires : changeons d’époque
  • 2019 MOOC : Participation citoyenne : Méthodes et Civic Tech
  • 2019 Animacoop
  • 2020 Intelligence territoriale : du diagnostic au projet de territoire
  • En cours en décembre 2020 :
    > MOOC : Transfert de connaissances
    >MOOC : « La résilience territoriale : un récit transformateur ? »
    >Parcours NEC : Développer un projet numérique d’intérêt général en misant sur les communs

ITYPA

Incubation ? Idéation ?

Pour avancer dans le développement du projet Coop’Lab, je m’inspire de la logique du parcours d’incubation sans pour autant me contraindre dans la linéarité du document cité.

Pour compléter, voici ce que je retiens d’un article d’Usabilis.com concernant le processus créatif d’idéation :

  • Identification du problème à résoudre, notamment sous la forme d’une question.
  • Saturation: recherche d’informations et de données existantes autour du problème.
  • Incubation: assimilation des recherches et éveil de l’imagination.
  • Illumination: fait de trouver des solutions originales sans même les rechercher.
  • Vérification: analyse des idées afin de vérifier leur pertinence ou de les améliorer.

L’article indique que dans cette conception du processus créatif, on retrouve trois éléments fondamentaux de l’idéation :

  • L’existence d’un problème initial, d’une motivation intellectuelle.
  • La pensée créative ou pensée divergente (recherche d’idées créatives).
  • La pensée convergente ou pensée critique (analyse et sélection d’idées).

Puis la démarche d’innovation Design Thinking est évoquée comme visant à répondre aux enjeux précédemment énoncés :

  • Des services innovants voulus par les utilisateurs finaux : désirabilité.
  • À partir d’idées qui peuvent se concrétiser techniquement : faisabilité.
  • Des produits stables sur le plan économique : viabilité.

La phase d’idéation constitue donc l’une des étapes clés de la Pensée Design ou Esprit Design résumé dans ces 5 étapes :

  • L’empathie pour comprendre l’utilisateur
  • La définition de la problématique
  • L’idéation pour faire émerger de nouvelles idées
  • Le prototypage à partir des idées sélectionnées
  • Les tests utilisateurs pour vérifier la pertinence de l’innovation

Je complète le signalement de l’article d’Usabilis par :
> Le guide de l’innovation centrée usager
> Le Design Thinking peut il réenchanter l’action publique ?
> La maitrise d’usage en formation : « Dans une économie de la servuction, la maitrise d’usage implique donc que l’usager co-construise le service qu’on prétend lui rendre« 

Les communs dans l’histoire

Lundi 30 novembre : « Les communs dans l’histoire », conférence de Gérard Guillaume

« Avant la Révolution Française, nos campagnes étaient structurées d’une manière collective originale, qui coexistait avec le régime féodal. Les « communs », trop souvent oubliés de nos mémoires, relevaient de ce système, mais d’autres organisations peuvent être rappelées comme les « banalités » ou certains droits, tel « l’affouage » qui demeure encore vivant aujourd’hui. Remontons un peu le fil de l’histoire pour nous replonger dans cette société plus communautaire que l’Histoire nous l’a parfois appris. »

Pour poursuivre vers les prochaines conférences, introduire les enjeux contemporains des communs et aider à prendre la mesure de ce qui se passe aujourd’hui, regardons sous l’angle de l’information :

  • >> source
  • En 1959 : Alfred Sauvy : « Bien informés, les hommes sont des citoyens ; mal informés, ils deviennent des sujets »
  • Dans le milieu des années 2000, Douglas Ruschkoff : « L’internet ne permet pas seulement de distribuer l’information à des millions de gens; il permet à des millions de gens de distribuer l’information »

Que s’est il passé entre 1959 et le milieu des années 2000 ? :

  • 1961, un papier théorique d’un étudiant du MIT qui dit : si je veux que deux ordinateurs communiquent entre eux, quel protocole dois-je utiliser ?
  • 1962, un autre article du MIT, celui-ci très sociologique, d’une espèce de galaxie interconnectée où les gens s’échangeraient des documents, des informations etc.
  • 1964, un autre étudiant qui fait sa thèse sur justement la construction d’un réseau, qui serait maillé, qui ne serait pas du tout centralisé et qui montre qu’un réseau maillé est beaucoup plus résistant à une attaque qu’une autre forme de réseau. 
  • 1969 que 4 ordinateurs sont interconnectés, c’est très amusant, entre l’université de l’Utah et la Californie. Il fallait passer le mot « login ». Le L passe, le O passe et au G Internet s’effondre et le G ne passe pas. Donc, on ne passe que deux lettres à l’époque. 
  • 1989  Tim Berners-Lee à Genève invente le web (Internet et le Web sont 2 protocoles distincts). Il rend un mémo intitulé “Gestion de l’information : une proposition”, qui en contient les principes fondateurs.
  • 1991-1992 Al Gore, vice-président des États-Unis fait son « Livre blanc », dans lequel il dit : nous allons interconnecter les écoles, les hôpitaux, les administrations. Nous allons faire d’Internet un vecteur de progrès social, sociétal et il lève une contrainte qui était qu’Internet était réservé aux centres de recherche. Donc, Internet et le Web deviennent grand public.

Le développement s’est fait sur des « enjeux de coexistence d’une logique de communs, « open » « ouvert » versus une logique privée, fermée dans le développement des services du web : depuis quelques années, force est de constater que la seconde grignote la première et que ce n’est pas au profit de l’accès juste et émancipé à la connaissance » >> Olivier Ertzchheid https://peertube.fr/videos/watch/f9f3cb0d-83b5-4f2a-b9f9-39ed0c9ed1df (Bonus « La bataille du Libre) :

  • Dès le début des années 2000 avec « Code is law » Lawrence Lessig alerte : « Attention, la plupart des décisions, qu’on prendra dans 20 ans, dans 30 ans, dans une société qui sera entièrement numérique, la quasi totalité des décisions seront prises par du logiciel et du code informatique. Et la bonne question à se poser, c’est, quelles sont les valeurs des gens qui programment ces logiciels, quelles sont les valeurs qu’ils vont injecter à l’intérieur du code, une régulation se fait maintenant par l’omniprésence du code dans nos vies, on devrait peut être avoir notre mot à dire ?« 
  • 200? Le Web 2.0 : https://fr.wikipedia.org/wiki/Web_2.0
  • 2009 Pour son analyse de la gouvernance économique, et en particulier, des biens communs », Elinor Ostrom reçoit le prix nobel d’économie pour ses travaux pionniers qui ont assuré le retour du débat sur les Communs à l’époque contemporaine https://fr.wikipedia.org/wiki/Elinor_Ostrom
    > Les 8 principes de gouvernance des communs relevés par Elinor Ostrom dans le cas de succès de gestion de biens non exclusifs, mais rivaux, sont mobilisables pour d’autres mode d’auto-organisation, notamment la gouvernance des logiciels libres. Elinor Ostrom a d’ailleurs coécrit un livre avec Charlotte Hess sur les communs de la connaissance.

Regardons du côté de la logique des communs, de l’Open, de l’Ouvert :

  • Logiciels Libres > Les 4 libertés fondamentales du logiciel Libre :
    > liberté d’utiliser le logiciel
    > liberté de copier le logiciel
    > liberté d’étudier le logiciel
    > liberté de modifier le logiciel et de redistribuer les versions modifiées
  • Le logiciel Libre est il un commun ? https://framablog.org/2017/09/29/le-logiciel-libre-est-il-un-commun/
  • Formats ouverts : pourquoi faire ? https://www.april.org/formats-ouverts-pour-quoi-faire
  • Licence Creative Commons : Vidéo du ministère de la culture https://www.dailymotion.com/video/x1tg4gv « Creative Commons est une organisation non gouvernementale, à but non lucratif qui a conçu des licences qui ont été adaptées dans plus de 70 pays dont la France… »
  • Creative Commons France http://creativecommons.fr/faqs/
  • Internet, politique et coproduction citoyenne :
    > « Qu’entendons-nous par “coproduction citoyenne”? Il s’agit d’un service ou d’un contenu utile à la Cité et produit par les citoyens, qu’ils travaillent entre eux ou en lien direct avec une administration. Certaines formes de coproduction citoyenne, notamment associatives, existent depuis longtemps hors du Web et sont bien ancrées dans le tissu social. Mais l’ampleur de l’action, la simplicité de coordination des travaux et la capacité de diffusion qu’autorise Internet, rendent possible des coproductions d’un genre nouveau. Les processus de fabrication de l’information et de la norme politique peuvent aujourd’hui couvrir des usages précédemment hors d’atteinte, parce que limités par la nécessité de présence, la distance, ou le coût de la communication à grande échelle.« 
    > Au cours de ces dernières décennies, plusieurs systèmes de coproduction, hors de la sphère politique, se sont développés dans le sillage de la démocratisation progressive d’Internet. Ces systèmes ont en commun leur ouverture, laquelle se retrouve dans leurs noms : “Open Source”, “Open Content”, “Open Standards”
  • Web 2.0, 15 ans déjà : réenchanter Internet, 7 pistes pour y parvenir https://www.reenchanter-internet.com/event/afterwork-reenchanter-internet-7-pistes-pour-y-parvenir

Sources :

Et les Commmuns contemporains ?

Pour poursuivre vers les prochaines conférences, introduire les enjeux contemporains des communs et aider à prendre la mesure de ce qui se passe aujourd’hui, regardons sous l’angle de l’information :

  • >> source
  • En 1959 : Alfred Sauvy : « Bien informés, les hommes sont des citoyens ; mal informés, ils deviennent des sujets »
  • Dans le milieu des années 2000, Douglas Ruschkoff : « L’internet ne permet pas seulement de distribuer l’information à des millions de gens; il permet à des millions de gens de distribuer l’information »

Que s’est il passé entre 1959 et le milieu des années 2000 ? :

  • 1961, un papier théorique d’un étudiant du MIT qui dit : si je veux que deux ordinateurs communiquent entre eux, quel protocole dois-je utiliser ?
  • 1962, un autre article du MIT, celui-ci très sociologique, d’une espèce de galaxie interconnectée où les gens s’échangeraient des documents, des informations etc.
  • 1964, un autre étudiant qui fait sa thèse sur justement la construction d’un réseau, qui serait maillé, qui ne serait pas du tout centralisé et qui montre qu’un réseau maillé est beaucoup plus résistant à une attaque qu’une autre forme de réseau. 
  • 1969 que 4 ordinateurs sont interconnectés, c’est très amusant, entre l’université de l’Utah et la Californie. Il fallait passer le mot « login ». Le L passe, le O passe et au G Internet s’effondre et le G ne passe pas. Donc, on ne passe que deux lettres à l’époque. 
  • 1989  Tim Berners-Lee à Genève invente le web (Internet et le Web sont 2 protocoles distincts). Il rend un mémo intitulé “Gestion de l’information : une proposition”, qui en contient les principes fondateurs.
  • 1991-1992 Al Gore, vice-président des États-Unis fait son « Livre blanc », dans lequel il dit : nous allons interconnecter les écoles, les hôpitaux, les administrations. Nous allons faire d’Internet un vecteur de progrès social, sociétal et il lève une contrainte qui était qu’Internet était réservé aux centres de recherche. Donc, Internet et le Web deviennent grand public.

Le développement s’est fait sur des « enjeux de coexistence d’une logique de communs, « open » « ouvert » versus une logique privée, fermée dans le développement des services du web : depuis quelques années, force est de constater que la seconde grignote la première et que ce n’est pas au profit de l’accès juste et émancipé à la connaissance » >> Olivier Ertzchheid https://peertube.fr/videos/watch/f9f3cb0d-83b5-4f2a-b9f9-39ed0c9ed1df (Bonus « La bataille du Libre) :

  • Dès le début des années 2000 avec « Code is law » Lawrence Lessig alerte : « Attention, la plupart des décisions, qu’on prendra dans 20 ans, dans 30 ans, dans une société qui sera entièrement numérique, la quasi totalité des décisions seront prises par du logiciel et du code informatique. Et la bonne question à se poser, c’est, quelles sont les valeurs des gens qui programment ces logiciels, quelles sont les valeurs qu’ils vont injecter à l’intérieur du code, une régulation se fait maintenant par l’omniprésence du code dans nos vies, on devrait peut être avoir notre mot à dire ?« 
  • 200? Le Web 2.0 : https://fr.wikipedia.org/wiki/Web_2.0
  • 2009 Pour son analyse de la gouvernance économique, et en particulier, des biens communs », Elinor Ostrom reçoit le prix nobel d’économie pour ses travaux pionniers qui ont assuré le retour du débat sur les Communs à l’époque contemporaine https://fr.wikipedia.org/wiki/Elinor_Ostrom
    > Les 8 principes de gouvernance des communs relevés par Elinor Ostrom dans le cas de succès de gestion de biens non exclusifs, mais rivaux, sont mobilisables pour d’autres mode d’auto-organisation, notamment la gouvernance des logiciels libres. Elinor Ostrom a d’ailleurs coécrit un livre avec Charlotte Hess sur les communs de la connaissance.

Regardons du côté de la logique des communs, de l’Open, de l’Ouvert :

  • A quoi servent les communs
  • Web 2.0, 15 ans déjà : réenchanter Internet, 7 pistes pour y parvenir https://www.reenchanter-internet.com/event/afterwork-reenchanter-internet-7-pistes-pour-y-parvenir
  • Notion de « Territoire numérique » Cyber-espace
  • Notion de « Désajustements »
  • Que désige le « Numérique »

Sources :

Le Tiers-Lieu TETRIS et les communs

Ci dessous, des ressources autour du phénomène Tiers-L ieux
> D’abord les écrits d’ Hugues Bazin, Chercheur indépendant en sciences sociales :

> Puis le wiki movilab.org = 10 ans de co-production citoyenne, documentant diverses réflexions et expériences terrains autour du sujet :

  • « Movilab est (initialement) un dispositif d’incubation visant à mettre en place des laboratoires de modes de vie durables in vivo en partenariat avec des territoires. Ce dispositif se fonde sur la combinaison des cultures du logiciel libre et des pensées écologiques, et s’appuie sur la pratique (sociale) des Tiers-Lieux. L’ambition est de faciliter la conversion vers des modes de vie durables par l’expérimentation et le partage des savoirs.

Publié en octobre 2020, sur le site de la Banque des territoires, le dossier de Pascal Desfarges : 

  • Processus Tiers Lieux : des infrastructures de résilience : 2 > Pour une écologie et médiation des communs >>> ce qui m’intéresse ici, c’est que l’on parle d’infrastructures et que c’est carrément envisagé comme des sujets d’aménagement du territoire au 21ème siècle et donc du nécessaire renouvellement de la pensée aménagiste
    • les espaces portés par le processus Tiers Lieux favorisent une forme de démocratie contributive :
      • petites unités locales distribuées dans l’espace public
      • qui valorisent une culture de la coopération mettant en scène le principe de la subsidiarité dans la fabrication d’infrastructures civiques de proximité
      • la résilience est ici une culture, que les Tiers Lieux disséminent progressivement là où ils s’inscrivent ; peut-être en cristallisant l’idée d’un sens commun des communs.
    • Du pas de porte au quartier, du parc à la forêt, le processus Tiers Lieux met en capacitation les citoyens dans des pratiques concrètes et quotidiennes qui inventent progressivement une autre économie et un art de vivre renouvelé

Les dispositifs appels à projets :